365 Aventures

A chaque jour son aventure

Népal

Quand on pense au Népal, on a directement en tête les hauts sommets de l’Himalaya ; et c’est justifié car la beauté de cette chaîne de montagnes attire bon nombre de trekkers et d’alpinistes au travers le monde. Pourtant, ce n’est pas tout : le Népal est aussi riche en temples, faune sauvage et des sensations fortes. Nous avons exploré pendant 15 jours ce petit pays qui a tant à offrir.

Informations

Capitale : Katmandou

Langue officielle : Népali

Superficie totale : 147 000 km² (un quart du territoire de la France métropole)

Population totale : 29 890 000 habitants

Devise : Roupie népalaise (1€ = 115 roupies)

Un grand bol d’air frais

Après l’Inde, son agitation et ses villes bruyantes, nous ne sommes pas mécontents de découvrir des paysages verdoyants, des sommets enneigés et des températures plus fraîches. Pour couronner le tout, les Népalais ont su faire de ce voyage un vrai moment de bonheur.

Mais qu’avons-nous fait au Népal?

Toutes nos photos ne sont pas sur l’article. Découvrez-les toutes en cliquant sur le lien suivant.

Carte Népal

Dans ce pays façonné par les montagnes, les distances sont courtes mais les trajets très longs. Parcourir les 200 km qui séparent Katmandou de Pokhara dure par exemple 7h ! C’est pour cela que nous avons limité nos déplacements.

Katmandou

Ces dernières semaines, les relations entre l’Inde et le Népal se sont dégradées. En cause : la nouvelle constitution népalaise qui n’avantage plus autant l’Inde. Afin de faire pression, l’Inde bloque toutes les importations qui transitent par son territoire (gaz, carburant, etc.).

C’est dans ce contexte de pénuries que nous débarquons de l’avion. A l’aéroport, les quelques taxis présents annoncent des prix prohibitifs et les rares bus circulant en direction du centre-ville sont bondés. Avec nos gros sacs et les dernières 24 heures passées dans les aéroports, notre arrivée dans le pays n’est pas facile.

Par chance, un couple de médecins népalais nous vient en aide et nous propose de nous rapprocher de notre hébergement de couchsurfing avec leur ambulance. En effet, ce sont les seuls véhicules avec ceux du gouvernement à obtenir un peu d’essence.

Nous découvrons ainsi Kopan, la paisible banlieue Est de Katmandou. Jit notre hôte couchsurfer y réside et nous accueille. Il héberge également Ben, un anglais qui sillonne le monde depuis 8 ans. A ce niveau-là, on peut dire que voyager est son métier ! Jit nous concocte de bons plats népalais (à manger avec les doigts) et nous fait visiter le célèbre monastère bouddhiste de Kopan.

Astuce : Il est possible de séjourner dans le monastère de Kopan de quelques nuits à quelques semaines. Contre une donation libre, vous partagerez ainsi le quotidien des moines bouddhistes et participerez à des cours initiatiques. Il faut réserver longtemps à l’avance sur leur site Internet www.kopanmonastery.com car les places sont vites remplies.

En journée, nous nous rendons également à Katmandou pour découvrir la capitale. Suite au tremblement de terre en avril 2015, Katmandou et sa vallée ont énormément souffert. Les sites historiques et habitations plus fragiles ont été partiellement ou entièrement détruits. De nombreuses familles ont perdu des proches, leurs habitations et parfois leur travail. De ce fait, le nombre de touristes a considérablement diminué. Nous découvrons ainsi Durbar Square, centre historique et autrefois musée à ciel ouvert, aujourd’hui dévasté et en début de reconstruction.

Les habitations ne sont pas non plus épargnées et des fissures et pans de soutien contre les bâtiments ne sont pas rares. La tour Bhimsen n’a quant à elle pas résisté aux terribles secousses et sur les 62 mètres de tour, il reste plus que la base. Au détour d’une rue, ou au pied d’un temple, nous découvrons des camps de fortune qui abritent toujours les sinistrés, 7 mois après le drame.

Pour autant, la gentillesse et la joie de vivre des népalais se fait toujours sentir. Il est agréable de discuter avec les commerçants et de jouer avec les enfants. Les boutiques sont nombreuses et colorées, et les vendeurs de rue animent le décor.

A Katmandou comme partout ailleurs dans le pays, les temples et stupas sont nombreux. En effet, les religions ou croyances jouent un rôle primordial dans la vie népalaise et nombreuses sont les festivités qui honorent les dieux. Certains temples sont grandioses, d’autres plus humbles, mais tous sont décorés d’offrandes et de senteur d’encens. En déambulant dans la rue de Thamel (le quartier touristique), nous croisons également une curiosité : une souche en bois recouverte de pièces de monnaie clouées. Après renseignement pris, il s’agit d’une représentation du dieu des maux de dents et une offrande est la bienvenue en cas de nécessité. En fin d’après-midi, nous visitons également le temple des singes, haut perché sur une colline et qui surplombe la capitale. Admirer la vue sur Katmandou au coucher du soleil entourés de macaques aussi paisibles que le temple a quelque chose de magique.

Note : Les religions hindouistes et bouddhistes, majoritaires au Népal, sont étroitement liées. Il n’est ainsi pas rare de voir les uns prier dans le temple des autres.

Parc National de Chitwan

Le Parc National de Chitwan (inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO), situé près de la frontière indienne est l’une des rares zones préservées de la région du Téraï où l’on peut encore observer la faune sauvage. En cette fin de saison des pluies, ce n’est pas le moment idéal pour s’y rendre car les herbes peuvent atteindre plusieurs mètres de haut. Cependant, Ben, avec qui on a sympathisé, nous propose d’y aller avec lui ; et nous ne regretterons pas. Nous négocions avec une agence de voyage de Katmandou un tour « tout compris » à très bon prix.

Astuce : Pour avoir les meilleures chances d’observer des animaux à Chitwan, mieux vaut s’y rendre fin janvier à mars, quand les phantas (herbes à éléphants pouvant atteindre 8 mètres de haut) sont coupés.

Nous empruntons alors un bus touristique qui nous dépose à Sauraha, portes du parc national de Chitwan. Le lendemain, la journée est chargée et beaucoup d’activités sont au programme. Après une descente en pirogue où nous apercevons crocodiles, oiseaux et macaques, nous sommes directement déposés dans le parc pour une marche dans la jungle. Finalement, cette dernière est relativement courte et nous observons « seulement » de jolis paysages et quelques sangsues. Par chance, sur le chemin du retour, nous observons notre premier rhinocéros unicorne qui prend tranquillement son bain au soleil.

Astuce : Les bus touristiques sont presque au même prix que les bus locaux mais sont beaucoup plus pratiques. Ils font beaucoup moins d’arrêts en chemin (ce qui assure un trajet plus court) sont tout à fait confortables (certains ont même le wi-fi à bord!) et on peut acheter ses places dans n’importe qu’elle agence de voyage du pays. Ce serait dommage de se priver d’une si bonne affaire!

Nous allons ensuite assister au bain quotidien des éléphants domestiqués. En effet, dans cette zone rurale du Népal, les éléphants sont utilisés depuis plusieurs centaines d’années pour aider les hommes au travail, et principalement pour le débardage des forêts. Ironiquement, ces derniers se retrouvent contraints de détruire leur propre habitat…

Nous sommes mitigés devant le spectacle de la baignade : d’un côté des propriétaires viennent laver et prendre soin de leur éléphant (c’est un moment de complicité), de l’autre une file de touristes attend son tour pour grimper sur un éléphant qui se fait alors chahuter afin qu’il arrose les touristes sur son dos (c’est une contrainte).

Nous profitons de la gentillesse des propriétaires qui partagent un moment de bien-être avec leur éléphant pour les approcher tout en les respectant.

L’activité suivante fait tout autant débat puisqu’il s’agit d’un safari à dos d’éléphant. Heureusement, le cornac et l’éléphant sur lequel nous nous promenons dans la jungle sont liés d’une grande complicité. Il ne dirige l’éléphant qu’au son de sa voix et lui laisse le temps de manger les feuillages sur le chemin (ce qui n’est pas le cas de tous).

Note : Finalement, le bain, que nous pensions un moment agréable pour l’animal n’est pas forcément le cas. A l’inverse, le safari qui peut être assimilé à une contrainte n’est pas forcément pénible. En fait, tout va dépendre du cornac et de son attitude envers l’animal.

Le soir, après un bon thali népalais (assiette de plats typiques), nous assistons à un spectacle traditionnel. Des percussions et des chants accompagnent les danseurs et nous sommes même invités à rejoindre la scène pour la dernière danse.

Le lendemain, nous partons avant le lever du soleil pour assister au spectacle de la savane qui s’éveille : des éléphants et leurs cornacs sont déjà au travail tandis que des rhinocéros, oiseaux et cerfs axis profitent de la douceur de l’aube. Quelle belle façon de commencer la journée !

Pokhara

Nous poursuivons le voyage avec Ben jusqu’à Pokhara, la capitale népalaise du trekking. Après 7 heures de route, nous arrivons dans cette ville agréablement située au bord d’un très beau lac, avec les hauts sommets de l’Himalaya en toile de fond. Incroyable : nous sommes logés tous les trois chez Ashiq, un couchsurfer qui est en déplacement professionnel. Nous avons donc les clefs de sa maison pour nous tout seuls, parfaitement située dans le centre touristique ! Nous dégustons également d’excellents momos dont on raffole depuis notre arrivée au Népal : ce sont des petits raviolis vapeurs farcis à la viande ou aux légumes.

Nous souhaitons faire un trek mais nous ne disposons que de quelques jours, ce qui réduit fortement les possibilités. Nous optons pour le trek du Mardi Himal, récemment ouvert, qui est encore très peu connu des voyageurs (et même des agences de trekking !). Les avantages sont nombreux : peu de randonneurs, facile d’accès par bus, bon balisage et présence de lodges en chemin. Après de longues recherches, de bons conseils, l’achat d’une carte détaillée et des vivres, nous partons en solo pour ce trek. Ben quant à lui ne dispose pas d’assez de temps : nous nous quittons donc à Pokhara. Peut-être le recroiserons-nous un jour en voyage ?

La randonnée débute sous le soleil à 1770 mètres d’altitude, dans le village de Kandé, à 1h30 en bus de Pokhara. Nous traversons de paisibles hameaux à flanc de montagne : Australian Camp, Pothana et Pitam Deurali.

A la sortie de Pitam Deurali, nous entrons dans une épaisse forêt humide et le temps change. Nous finirons d’ailleurs la dernière heure et demi sous la pluie, avant d’arrivée à Forest Camp, notre halte pour la nuit. Après 6h30 de marche, nous arrivons à 2520 mètres d’altitude. La guesthouse est coquette et nous profitons du poêle allumé pour sécher nos affaires.

Le lendemain, l’ascension continue. Nous marchons dans la forêt jusqu’à Low Camp puis le paysage change. Les arbres disparaissent et nous nous retrouvons à marcher sur une crête fournie d’herbes dorées. Les nuages sont toujours omniprésents et nous empêchent de profiter du spectacle des montagnes alentours. Nous arrivons enfin à High Camp à 3700 mètres d’altitude après 5 heures de marche. C’est le moment pour nous de se poser et partager un bon thé en discutant avec randonneurs, guides et porteurs présents dans le gite.

Le lendemain matin, il faut être au sommet pour le lever du soleil. Nous débutons donc la journée de marche à 5 heures du matin. Les 600 derniers mètres de dénivelé sont difficiles à cause de l’altitude élevée et de la fatigue des deux derniers jours. Cependant, une fois le point de vue atteint à 4300 mètres d’altitude, le spectacle du soleil qui se lève sur les montagnes enneigées est extraordinaire !

Astuce : De nombreux randonneurs ressentent une gêne respiratoire et de violents maux de têtes à de telles altitudes. Pour prévenir ces troubles, il faut boire un maximum d’eau et il est conseillé de s’acclimater.

Après un copieux petit-déjeuner à High Camp, la longue descente vers la vallée continue. Nous rebroussons chemin jusqu’à High Camp puis nous bifurquons à travers la forêt en direction de Sidhing. Une énorme averse de pluie et de grêle nous rince pendant les deux dernières heures. Après 2600 mètres de dénivelé négatif et 10 heures de marche dans la journée, nous sommes soulagés d’arriver dans notre petite guesthouse de Sidhing.

Le dernier jour, nous nous réveillons encore une fois aux aurores. En effet, les bus étant très limités à cause de la pénurie de carburant, nous mettons toutes les chances de notre côté pour espérer rejoindre Pokhara dans la journée. Nous commençons la randonnée à la frontale, traversant des rivières et des ponts puis nous regagnons les villages de la vallée qui s’éveillent peu à peu. Nous atteignons Lumre à 8h et la chance est avec nous puisqu’un bus part une heure après ; juste le temps pour nous de profiter de ce village paisible et des curieux enfants qui nous rejoignent.

Note : Par soucis de temps, nous avons réalisé ce trek en 3 jours et demi mais la plupart des agences de trek le proposent en 5 à 7 jours. Dans ce cas, le temps de marche quotidien est réduit à 3 ou 4 heures.

« Nēpāla jī’um̐dō hunēcha »!     

Se traduit par « Le Népal va renaître » en népali.

Un adage dit qu’on va au Népal pour ses montagnes et on y retourne pour les gens.

Ce qu’elle a aimé : Marcher toute la journée dans la montagne et voir les paysages changer au fil du sentier, la gentillesse des népalais toujours prêts à nous aider, approcher les éléphants et observer les rhinocéros à Chitwan.

Ce qu’il a aimé : Dépasser nos limites lors d’un trek express, déguster des momos faits maison, la variété de paysages que le pays a à offrir (savanes, forêts, canyons et montagnes).

Eviter les mauvaises surprises : On peut vite être à court de temps au Népal. Sélectionnez quelques activités qui vous tiennent à cœur et gardez le reste pour une prochaine visite.

Insolite : Le Népal compte non seulement des centaines de dieux et divinités, mais il possède également une déesse vivante : la Koumari Devi. Cette fillette est choisie parmi de nombreuses prétendantes selon un protocole très rigoureux et quelques épreuves. Elle doit avoir entre 3 ans et l’âge de puberté et son règne s’achève dès ses premières règles ou perte de sang accidentelle. Elle redevient alors simple mortelle et le pays se met en quête d’une nouvelle déesse.

Un plat qui vaut le détour : En guise d’entrée, citons les momos ! Ce sont des petits raviolis farcis à la viande ou aux légumes puis cuits à la vapeur (ou parfois frits). Ils sont servis avec une sauce piquante, généralement à la tomate. Pour plat principal, le Dal Bhat est largement consommé (et même 2 fois par jour). Il est composé de riz, lentilles en soupe, de sorte d’épinards bouillis et d’un curry de légumes.

Une musique du pays : Impossible de vous balader au Népal sans entendre le très très populaire refrain de « Resham Firiri ». Cette chanson traditionnelle est jouée à l’aide d’un sarangi, instrument népalais qui ressemble à un petit violon.

 

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Népal 27.717245, 85.323960

 

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De manière générale :

  • Hindouisme, bouddhisme et tourisme ; voici les 3 grandes religions du Népal, plaisante-t-on souvent.
  • Il est très facile de voyager en indépendant au Népal (même pour une femme seule).
  • Les népalais sont naturellement gentils et serviables ; de plus, la nouvelle génération parle très bien anglais. Ne pas hésiter à les solliciter pour tout doute/question.
  • Suite au tremblement de terre, le nombre de touristes a considérablement diminué. Le pays en souffre gravement alors que toutes les infrastructures pour accueillir les visiteurs sont de nouveau sur pied. C’est donc le moment d’aller visiter le Népal !
  • Les treks s’organisent depuis la France, Katmandou et autres grandes villes. Ne pas hésiter à solliciter plusieurs agences pour comparer les prestations et rencontrer les guides.
  • Certains treks peuvent se réaliser sans guide ni porteur, notamment le tour des Annapurnas, très bien balisé et fréquenté.
  • Prévoir un timing large lorsqu’on part en trek : mauvais temps et difficultés physiques peuvent ralentir le rythme de marche. De plus, il est très intéressant de passer des journées à visiter les villages alentours perchés dans les montagnes.
  • Si vous décidez d’engager un porteur, soyez extrêmement vigilants sur ses conditions de travail : ses équipements et sa santé sont sous votre responsabilité.
  • Se procurer une carte SIM est très facile et très économique ; on peut même le faire à son arrivée à l’aéroport.

Des questions ? N’hésitez pas à nous contacter via notre formulaire de contact

Un grand merci à : Alice et Olivier pour leurs conseils sur le Népal, Jit notre couchsurfer pour son accueil à bras ouverts et ses bons petits plats à Katmandou, Ben pour nos supers journées passées ensemble ; on retiendra ton slogan « Don’t cry because it’s over, smile because it happened ».

1 Commentaire

  1. Un bien beau reportage différent des autres mais tout autant enrichissant ; mélange de visites de monastères, de découverte de treks et de réserve animale de Chitwan … Un dépaysement haut en couleur et altitude avec beaucoup de fraîcheur (altitude oblige !)
    Toutes nos félicitations pour nous avoir communiqué l’envie de découvrir un pays qui le mérite (d’abord ses montagnes puis ses habitants), encore plus depuis ce mois d’avril !
    Au plaisir de découvrir votre prochain reportage en Birmanie !
    Bisous Réunionnais

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