365 Aventures

A chaque jour son aventure

La Réunion

Après les gigantesques pays traversés tels que le Brésil, l’Argentine ou la Tanzanie, la Réunion paraît bien petite ! Pourtant, la beauté des paysages de cette île volcanique offre une diversité d’activités dont nous avons bien profité. Du niveau de la mer à plus de 3000 mètres d’altitude, en passant par le Piton de la Fournaise en éruption, nous avons visité tous les étages de cette île toute en relief.

Informations

Capitale: Paris (Chef-lieu : Saint Denis de la Réunion)

Langues officielles: Français

Superficie totale : 2 512 km²

Population totale : 843 617 habitants

Devise : Euro

L’île intense

La Réunion porte bien son surnom d’île intense. En effet, cette destination est avant tout le paradis des sportifs. Toutes sortes d’activités se pratiquent à longueur d’année : randonnée, trail, plongée, surf (attention aux requins dans certaines parties de l’île !), kitesurf, parapente, etc. La Réunion est tout particulièrement célèbre pour sa fameuse course « la diagonale des fous », une épreuve d’endurance de 164 km et près de 10 000 mètres de dénivelé positif. Même si nous n’avons pas le niveau pour faire une course pareille, nous avons tout de même taquiné les sommets réunionnais.

Mais qu’avons-nous fait à la Réunion?

Toutes nos photos ne sont pas sur l’article. Découvrez-les toutes en cliquant sur le lien suivant.

Carte Réunion

Cilaos

A peine le pied posé à la Réunion, Thierry, le beau-père de Yannick et Marie sa compagne viennent nous récupérer à l’aéroport et nous ramènent chez eux à Cilaos. Ce village du centre de l’île est perché au milieu d’un gigantesque cirque, à 1200 mètres d’altitude. Les 33 km de l’unique petite route qui relie le village au reste de l’île nécessitent au moins 1 heure de conduite et le fossé sur le côté est parfois vertigineux ! Mais là-haut, la vue à 360° apparait comme une récompense : Cilaos est littéralement entourée de pics montagneux et de cols.

Thierry et Marie nous réservent une surprise de taille : ils nous offrent une chambre dans la maison d’hôte de charme dont ils ont la charge, « le Bois Rouge ». Après les douches froides, les lits inconfortables et la nourriture parfois douteuse de Madagascar, nous sommes au paradis ! Boiseries, marbre, décoration soignée et petit déjeuner maison gargantuesque, c’est de loin l’hôtel le plus luxueux de notre tour du monde. Parfait pour se ressourcer.

Cirque de Mafate

Au centre de l’île se trouvent trois grands cirques qui sont apparus suite à l’effondrement d’un immense volcan. Aujourd’hui, les cirques sont peuplés de quelques villages mais sont également le paradis des sportifs.

Pour nous mettre en condition physique, Marie et Thierry nous proposent une première randonnée réunionnaise : le cirque de Mafate. Plus sauvage et enclavé que les autres, on n’y accède qu’à pied. Pour se rapprocher du départ, nous passons la nuit dans un gîte rural du village de Grand Ilet. Notre hôte est une petite mamie, froide au premier abord, mais son courage et sa persévérance attire la sympathie. Elle nous sert les légumes du potager, le canard de la ferme et ses rhums arrangés maison. Au petit matin, nous débutons la marche depuis le magnifique point de vue du Col des Bœufs.

Il faut ensuite descendre plusieurs centaines de mètres pour s’enfoncer dans le cirque et découvrir sa végétation luxuriante. Malheureusement pour Alix, il n’y a pas d’animaux à observer mis à part quelques beaux oiseaux. En effet, avec la croissance des villes et la chasse des animaux sauvages, vous ne risquez pas de tomber sur un singe ou un serpent à la Réunion !

Nous sommes surpris de découvrir que ce cirque abrite quelques villages : les habitants doivent donc marcher plusieurs heures pour relier le reste de l’île ! Du matériel et des vivres peuvent également être acheminés par hélicoptère. Nous parcourons ces villages : La Nouvelle et Marla, où l’électricité est fournie par des panneaux solaires. Quelques gîtes, restaurants et même une école animent ces petits coins de paradis isolés.

Finalement, après 8h de marche, 20km et 1300 mètres de dénivelé positif, nous remontons vers le Col des Bœufs qui surplombe à présent une mer de nuages recouvrant le cirque. Quelle belle journée qui se termine !

Astuce : Randonner dans le cirque de Mafate est un incontournable. Pour profiter au mieux de cette longue randonnée, mieux vaut dormir la veille non loin du départ, à Grand Ilet par exemple. Une autre option serait de faire la randonnée sur deux jours en logeant dans l’un des gîtes de Marla ou la Nouvelle. Dépaysement garanti !

Côte Ouest avec les copains

Le soir-même, nous redescendons sur la côte ouest et plus précisément à Saint Gilles, où nous retrouvons nos amis venus de métropole pour les vacances, Lucile et Julien. Comment fêter au mieux nos retrouvailles à 10 000 km de la maison ? Nous optons pour le DCP, LE restaurant de poisson de la région : produits ultra frais et cuissons parfaitement maîtrisées, c’est un régal pour nos papilles.

Afin de profiter au maximum, Lucile et Julien nous logent dans leur appartement de location pour quelques jours. Ils ont également une voiture, ce qui nous permet d’explorer librement la côte ouest. Ainsi, le lendemain, après un petit-déjeuner de viennoiseries (ça fait plaisir !), nous allons à la plage paradisiaque de l’Hermitage. Dans cette partie de la côte, le lagon formé par une barrière de corail protège les baigneurs des requins.  Fin sable blanc, eau transparente et coraux proches du rivage, font de cette plage un endroit parfait pour se reposer ou plonger en masque et tuba. On observe une vingtaine d’espèces de poissons ; ils ne sont pas farouches et certains défendent même vigoureusement leur corail en nous mordillant, si besoin !

L’après-midi, nous visitons une institution à la Réunion : le musée du rhum. En effet, l’île produit (et consomme!) du rhum en grande quantité. Tout autour des villes, on observe des champs de cannes à sucre, dont la plupart sont encore coupées à la main ! La récolte a lieu en ce moment (de septembre à novembre), et nous croisons sur la route les gros camions appelés cachalots transportant les tonnes de cannes jusqu’à l’une des nombreuses balances de l’île. Là, le poids de la récolte et la teneur en sucre de la canne déterminera le salaire de l’agriculteur.

Nous observons ensuite les différentes étapes de fabrication du rhum : la fermentation qui permet de transformer le sucre en alcool, la distillation qui concentre cet alcool et l’élevage qui permet d’affiner le rhum selon le type recherché : blanc, brun, paille, ambré ou vieux.

Nous sommes également surpris de découvrir que le rhum Charrette, qui est l’emblème de l’île, ne possède pas sa propre usine de production : elle délègue la production et l’embouteillage à d’autres distilleries, qui appliquent la recette désirée par Charette! Nous finissons évidemment la visite avec une dégustation de différents punchs, rhums arrangés et rhums purs.

Astuce : Si vous prévoyez une visite de rhumerie, n’achetez pas de bouteilles directement à la boutique. En effet, les grandes surfaces réunionnaises offrent la même gamme de produits à des prix plus intéressants.

Astuce 2 : Il existe deux grandes catégories de rhum selon la matière première employée : le rhum traditionnel est fait à base de mélasse alors que le rhum agricole est fait à base de jus de canne. Pour préparer un rhum arrangé, il faut choisir un rhum traditionnel (car plus sucré et moins aromatique) à 49° et y ajouter de très bons fruits, murs à point. C’est la qualité des fruits et la durée de macération (au moins 6 mois) qui fera la qualité du rhum arrangé. Au contraire, pour faire un punch maison, il faut prendre un rhum agricole (moins sucré et plus aromatique) à 55°.

Nous terminons cette journée par une sortie extraordinaire : nous allons en haut du Piton de la Fournaise, à 2600 mètres d’altitude, pour assister à l’éruption du volcan (qui dure depuis déjà 1 mois !). Nous empruntons une route sinueuse pour arriver au-dessus des nuages : le coucher du soleil est d’un rouge flamboyant.

Une fois au sommet (au pas de Bellecombe), il fait nuit noire et il faut s’aider de lampes pour marcher 1h30 le long de l’ancien cratère jusqu’au point de vue de l’éruption actuelle. Nous sommes à quelques centaines de mètres de la marmite bouillonnante et fumante qui crache des gerbes de lave et alimente une coulée longue de plusieurs kilomètres. Spectacle son et lumière unique !

Astuce : De manière générale, une éruption volcanique est plus spectaculaire de nuit : les couleurs des gerbes et des coulées de lave s’intensifient. Cependant et comme il s’agit d’une véritable attraction, mieux vaut s’y rendre en semaine et/ou tard dans la nuit pour ne pas être au milieu d’une foule de touristes et de locaux.

Après une grasse matinée bien méritée, nous visitons le marché de Saint Paul. Coloré, animé, il est le plus réputé de l’île. On y trouve de l’artisanat local et malgache, des épices (dont la fameuse vanille bourbon) et des fruits et légumes exotiques. C’est un régal pour les yeux mais aussi pour les papilles car de petits restaurants face à la mer proposent les spécialités de l’île. Après un bon déjeuner, Julien et Lucile nous raccompagnent à Cilaos, où nous les quittons.

Piton des Neiges

Thierry le beau-père de Yannick nous a mis au défi de gravir le plus haut sommet de l’île. C’est donc avec enthousiasme que nous entamons tous les trois l’ascension du Piton des Neiges. La randonnée se déroule sur deux jours afin de pouvoir observer le lever du soleil au sommet. Nous partons donc le premier après-midi depuis Cilaos pour emprunter un sentier rapide mais vertigineux. Nous nous élevons alors de 1100 mètres en 3 heures tout en traversant une forêt à flanc de falaise entrecoupée de jolis points de vue.

Nous terminons notre journée en regagnant le gîte qui se trouve au pied du piton, où nous logeons pour la nuit. Le monde est petit : Alix retrouve un groupe de trois anciens étudiants vétérinaires de Lyon. Juste le temps d’apprécier un magnifique coucher de soleil au-dessus d’une mer de nuage emprisonnée dans le cirque de Cilaos qu’il est déjà temps de nous attabler.

Astuce : La randonnée du Piton des Neiges est très prisée. Puisqu’il n’y a qu’un seul hébergement possible là-haut, il faut donc penser à réserver à l’avance ou bien il faudra planter sa tente.

Le lendemain, après une courte nuit dérangée par le ronfleur du dortoir (un grand classique en gîte!), nous nous levons à 3 heures du matin pour arriver au sommet avant le lever du soleil. C’est donc de nuit, dans le froid et équipés de nos lampes frontales que nous gravissons les 600 derniers mètres de dénivelé. Heureusement, là-haut, à 3 069 mètres d’altitude, le spectacle est à couper le souffle. Quel beau challenge accompli !

Le grand Sud

Pour varier les paysages, Marie et de Thierry, qui connaissent bien la région, nous emmènent le long de la côte ouest jusqu’à l’extrême sud de l’île. Nous commençons notre visite par de jolies plages mais où il n’est possible de se baigner que dans les piscines naturelles protégées par des digues.

Au Cap Méchant, nous découvrons la « Bretagne » réunionnaise. Dès notre arrivée, nous sommes accueillis par la dame du Cap Méchant ; connue de tout le monde sur l’île, elle harponne les passants pour leur prêcher la bonne parole.

Une fois tranquilles, nous apprécions le spectacle des fortes vagues qui viennent frapper les roches volcaniques érodées avec le temps. Nous déjeunons les copieuses spécialités locales dans le restaurant Le Cap Méchant : une institution à la Réunion.

Nous poursuivons ensuite notre chemin pour traverser l’extrême Sud de l’île. Les villages se font alors plus rares et la nature reprend le pas sur les constructions immobilières. Cependant, au détour d’un virage, le décor change totalement. La route traverse alors un enchaînement d’anciennes coulées de lave qui déboulent du Piton de la Fournaise pour se jeter dans l’océan. Les coulée se suivent mais sont très différentes les unes des autres en fonction des années. Enfin, nous terminons la journée à la très jolie cascade de Grand Galet.

Derniers jours sur l’île

Nous quittons notre QG de Cilaos pour retrouver Elise, une amie rencontrée lors de notre expédition au Salaar d’Uyuni. Elle habite une jolie maison sur les hauteurs de la côte ouest avec Benoit, son compagnon. Nous passons une excellente soirée en leur compagnie à se remémorer nos aventures et à en partager de nouvelles.

Le lendemain matin, un lever aux aurores et un peu de route nous permettent d’assister au lever du soleil au Maido, point de vue remarquable sur le cirque de Mafate. Quelle belle façon de célébrer notre dernière journée à la Réunion et d’observer l’itinéraire parcouru lors de notre première randonnée.

Astuce : A la fin d’un séjour sur l’île, il est recommandé de faire un tour en hélicoptère pour observer la côte, les différents cirques ainsi que tous les endroits visités depuis le plancher des vaches. C’est une belle façon d’avoir une vue globale de la Réunion et de se rendre compte de la topographie. Attention, sensations garanties! Néanmoins, le budget est conséquent (environ 350€ par personne); à prévoir avant de partir. Une autre option, « plus économique », est de réaliser ce même tour en ULM pour 220€.

« Merci zot toute »!

Se traduit par « merci à tous » en créole.

Sans la famille et les amis retrouvés à la Réunion, cette étape n’aurait pas été la même. Nous avons adoré profiter de tous les aspects de cette île : sport, gastronomie, et repos !

Ce qu’elle a aimé : Retrouver des personnes que l’on connait à mi-chemin du tour du monde (prévus ou imprévus !), randonner de nuit comme de vrais aventuriers, assister à une nouvelle éruption volcanique.

Ce qu’il a aimé : Savourer un lever du soleil mérité à plus de 3000 mètres d’altitude, emprunter la route traversée par les différentes coulées de lave, déguster les nombreux et variés rhums arrangés dont chacun a le secret.

Eviter les mauvaises surprises : Prévoir son séjour à la Réunion avant le départ et réserver hôtels, gîtes et activités en avance. En effet, même hors vacances scolaires, les weekends sont généralement prisés par les locaux.

Insolite : En 1977, dans le village de Piton Sainte Rose, une coulée de lave brûle tout sur son passage mais encercle miraculeusement l’Eglise sans l’endommager. C’est le seul édifice resté intact suite à cette coulée. Elle est alors rebaptisée Notre Dame des Laves.

Eglise Sainte Rose

Un plat qui vaut le détour : Par définition, un plat réunionnais doit être copieux et accompagné de riz et de « grains » (pois du Cap ou lentilles). Le plat le plus connu de l’île est sans doute le rougail saucisses : il est composé de saucisses créoles coupées en morceaux et de rougail (tomates coupées en petits dés, gingembre pilé, oignons émincés et piments) et de riz.

Une musique du pays : Le Maloya est le genre musical typique de la Réunion. Rythmé par des percussion, Il était à l’origine chanté par les esclaves. Un des ambassadeurs du Maloya est Alain Peters, dont le succès sera surtout posthume avec ses titres tels que Mangé pour le coeur. Par ailleurs, tous les réunionnais connaissent cette valse créole qui ressemble à une comptine: Ti fleur aimée.

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La Réunion

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De manière générale

– La vie à la Réunion ressemble étrangement à la métropole à l’exception du rythme de vie et de l’exotisme des paysages. Ainsi, vous ne serez pas trop dépaysé et rapidement à l’aise lors de votre séjour.

– Sauf contre-indication médicale, ce serait dommage de quitter la Réunion sans avoir fait au moins une randonnée. De ce fait, prévoir de bonnes chaussures et un sac à dos.

– Si vous souhaitez visiter un maximum d’endroits en peu de temps, vous devez louer une voiture sur place. Il existe de nombreux loueurs sur l’île alors n’hésitez pas à comparer avant de réserver.

– A la Réunion, on monte vite en altitude. Il fait généralement bien plus froid que sur la côte, il y a souvent du vent et une averse peut rapidement survenir. Prévoir pull, coupe vent imperméable, voire plus pour l’ascension du Piton de la Fournaise.

– Attention, une bonne partie de la côte réunionnaise est interdite à la baignade. Il faut se baigner dans les zones autorisées, sous peine d’amendes. Les plus belles plages sont autour de Saint Gilles, dans le Nord Ouest.

Des questions ? N’hésitez pas à nous contacter via notre formulaire de contact.

Un grand merci à : Marie et Thierry pour leur super accueil et pour nous avoir faits découvrir leur île, Lucile et Julien, nos amis de métropole, pour nous avoir rejoints sur le chemin, à Elise et Benoit pour nos sympathiques retrouvailles et leur hospitalité.

2 Commentaires

  1. Superbe article qui donne bien envie de partir (re)découvrir cette jolie île!
    Vous avez presque tout fait sur place, c’est impressionnant de voir à quel point vous êtes efficaces dans vos activités sur place -bon je pense que pour le coup Papa vous a bien guidé :)

    Hâte de suivre vos prochaines aventures et surtout de revoir une prochaine photo avec ce merveilleux caleçon de randonnée si saillant 😀
    Gros bisous à vous deux

    Fanny

  2. A superbes aventures, super article !
    Tout y est : Les cirques avec leurs sommets et leurs rando, l’ouest avec ses plages et son lagon, le sud sauvage avec ses bassins naturels d’eau de mer, sa longue plage de sable blanc de Grand Anse, le cap méchant, la cascade Langevin, ses coulées de lave … les fameux sommets : le volcan (piton de la fournaise que vous avez eu la chance de voir en éruption et de nuit) et le piton (des neiges) avec ses 3.069 m. d’altitude et son lever du jour et du soleil, les couchers de soleil (à l’étang-salé et dans l’ouest), les points de vue (Maïdo …), le marché forain de St Paul, la visite d’une rhumerie, l’ambiance tropicale, la musique et la gastronomie locale, l’accueil « à la Réunionnaise » … sans oublier vos chaleureux remerciements à toutes celles et ceux qui vous ont accueilli et accompagné durant ce court mais intense séjour sur l’ile « Bourbon » (nommée aussi  » île intense  » et vous savez pourquoi, maintenant !)
    On attend avec impatience le prochain article sur l’inde (fascinante et pleine de contrastes)
    Marie et Thierry

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