Birmanie

On nous l’avait chaudement recommandé ce pays et beaucoup y réfèrent comme leur coup de cœur de l’Asie. Ce qui est sûr c’est que la Birmanie est un émerveillement quotidien. Durant trois semaines, nous avons parcouru ce pays accompagnés de Marie et Benjamin, le petit frère d’Alix.

Informations

Capitale : Naypyidaw

Langue officielle : Birman

Superficie totale : 676 600 km² (comme le territoire de la France métropole)

Population totale : 51 419 000 habitants

Devise : Kyat à prononcer « chiate » (1€ = 1405 Kyats environ)

Un pays ouvert au monde depuis peu

Partiellement ouverte au tourisme (et seulement depuis les années 90), la Birmanie est une destination en vogue. Toutefois le charme birman et l’authenticité des scènes de vies restent intacts. Mais pour combien de temps ?

Mais qu’avons-nous fait en Birmanie?

Toutes nos photos ne sont pas sur l’article. Découvrez-les toutes en cliquant sur le lien suivant.

Carte Birmanie

La Birmanie, aussi étendue que la France, offre des merveilles à visiter aux ‘4 coins du pays. Cependant, comme les sites sont nombreux et parfois difficiles à rallier, nous n’avons pu découvrir qu’une partie d’entre eux. Difficulté supplémentaire : certaines zones sont interdites aux touristes et il faut parfois prendre l’avion pour les traverser.

Rangoun

Après 3 vols pour rallier Katmandou à Rangoun, nous sommes accueillis à l’aéroport par Benjamin et Marie, tout droit venus de Thaïlande pour visiter avec nous la Birmanie. Pas de chance, nos bagages en soute ne sont pas arrivés en même temps que nous. On nous explique qu’il faudra revenir les chercher un autre jour ; peut-être demain ? Ou peut-être pas !

En ville, nous négocions une chambre de 3 pour 4 personnes (ce sera souvent le cas dans ce pays). En effet, les logements sont tellement chers en Birmanie suite à l’essor du tourisme qu’il nous faut chercher des alternatives. Quelques cafards partagent avec nous la chambre mais nous sommes contents de nous retrouver après un an et demi sans se voir.

Rangoun était la capitale jusqu’en 2005, lorsque le gouvernement jugea trop dangereux de laisser le pouvoir dans une ville où le peuple était si nombreux face aux militaires. Rangoun garde pourtant tous les avantages et les inconvénients d’une capitale : les monuments sont grandioses (la ville compte le plus grand nombre de bâtiments coloniaux d’Asie du Sud-Est), les boutiques nombreuses et les embouteillages omniprésents ! En allant chercher nos bagages arrivés le lendemain, Yannick se retrouve d’ailleurs bloqué 3 heures dans la circulation.

Rangoun nous plait (contrairement à la majorité des grandes villes) : on s’étonne devant les nombreux stands de chiques de Bétel, les petits restaurants de rue où les tables sont aussi hautes que des dinettes et les petits magasins et stands à la sauvette qui vendent absolument tout. Les hommes portent tous le longyi (tube de tissu porté comme une jupe longue nouée à la taille) et les femmes protègent leur visage du soleil avec du thanaka qui colore leurs joues.

Astuce : A Rangoun, les restaurants sont très nombreux et il est parfois difficile de s’y retrouver avec une carte rédigée en birman. Pour une délicieuse introduction à la cuisine birmane, nous vous conseillons « 999 noodles », non loin de la Pagode Sule. Les serveurs parlent bien anglais, la carte comporte des photos et le rapport qualité-prix est imbattable.

Nous visitons les monuments principaux de la ville. Nous nous rendons de nuit à la pagode Sule qui constitue un véritable rond-point au cœur du centre-ville. Les couleurs dorées des stupas parfaitement éclairées contrastent avec le bleu de la nuit. Les décorations kitchs autour des bouddhas et les nombreuses offrandes de fleurs et d’argent témoignent du dévouement des birmans.

Le lendemain matin, c’est l’anniversaire de Benjamin. Avant que le soleil ne se lève, nous partons pour la pagode Shwedagon, le site religieux le plus important de Birmanie. Des pèlerins viennent des quatre coins du pays pour y prier. Nous découvrons avec émerveillement la beauté des lieux : un immense stupa de 98 mètres de haut recouvert de feuilles et plaques d’or et une soixantaine de « petites » pagodes tout autour. Le spectacle du soleil qui se lève et vient éclairer la pagode dorée est stupéfiant. De nombreux moines et novices (jeunes moines bouddhistes en apprentissage) prient et chantent autour. On y passe des heures sans même trouver le temps long.

Astuce : Pour éviter la foule et jouir d’une belle lumière, mieux vaut se rendre au lever du soleil (ou en fin d’après-midi) à la pagode Swhedagon. Ne pas hésiter à se perdre dans les petites pagodes alentours pour observer les scènes de prière et de méditation.

En sortant, nous nous promenons dans le parc Kandawgyi. Le pont en teck qui fait le tour du lac offre une fraicheur très agréable car il fait déjà très chaud à Rangoun ! Au bout du lac, un énorme bateau décoré de manière traditionnelle est en fait un lieu chic de dîners-spectacles.

Le soir, pour fêter l’anniversaire de Benjamin, nous buvons un cocktail depuis la tour Sakura dont le sky bistro offre une belle vue panoramique sur la ville. La soirée se poursuit avec un repas dans le quartier chinois, très animé le soir.

Lac Inlé

Passage obligé lors d’une visite du pays, vous avez certainement déjà vu une photo d’un pêcheur traditionnel du lac Inlé. Nous nous y rendons grâce à un des nombreux bus de nuit qui permettent de parcourir le pays facilement (d’ailleurs notre bus est bénit à l’aide d’encens et de fleurs, quelle chance). Nous sommes réveillés à 4 heures du matin par le poste de douane qui nous demande de nous acquitter des 10 dollars de droits d’entrée de cette zone touristique. Juste après, nous arrivons à Nyaungshwe, la ville aux abords du lac et apprenons en direct la terrible nouvelle : l’attentat du vendredi 13 qui vient de toucher Paris. Nous nous sentons impuissants et très loin face aux problèmes qui touchent la France, nos familles et nos amis.

Astuce : Synonyme de luxe en Birmanie, la climatisation est beaucoup trop utilisée dans les bus de nuit. Il vous faudra prévoir un gros pull ou une doudoune pour ne pas tomber malade.

Une fois le petit déjeuner englouti nous découvrons la petite ville de Nyaungshwe. Nous nous renseignons sur les balades en bateau ainsi que les treks, spécialités de la région. C’est alors que nous rencontrons Thomas, un français qui loge à la même auberge que nous et avec qui nous sympathisons rapidement. Désormais et pour les prochains jours, nous ne sommes plus 4 français mais bien 5. Le reste de la journée, nous visitons le monastère en teck et sa pagode qui abrite des centaines de petits bouddhas. L’ambiance campagnarde est sympathique et détendue.

Le lendemain, nous partons pour trois jours d’excursion accompagnés de notre guide, San San, et de son ami Han Han. Au programme : une journée en bateau pour rejoindre le second lac (réputé moins touristique que le lac Inlé) puis deux journées de randonnée en direction de Kalaw.

La promenade en bateau est magnifique. Nous profitons dès le lever du soleil du spectacle des pêcheurs équilibristes : tout comme les villageois, ces derniers utilisent leur rame à l’aide d’une jambe. Nous traversons également des villages sur pilotis aux allures de Far West et des jardins flottants sur lesquels poussent fruits et légumes.

Au fur et à mesure que nous descendons vers le second lac, les paysages deviennent de plus en plus sauvages et les villages de plus en plus isolés. Nous nous arrêtons en chemin pour visiter les pagodes (parfois abandonnées) et manger le midi dans le village de Sankar où se déroule une petite fête. Pour l’occasion, des volontaires ont préparé à manger pour tout le village et nous sommes également conviés. Quelle aubaine de manger parmi les locaux sur de petites tables à même le sol.

Le soir, San San nous réserve une surprise de taille : nous sommes invités dans sa maison familiale sur pilotis. Une partie du village s’y retrouve afin de fêter un événement important dans une famille birmane. Il s’agit de l’ordination du petit frère de San San en moine bouddhiste. Nous sommes donc accueillis la veille de la cérémonie dans une atmosphère festive : une cinquantaine de personnes chantent, dansent, cuisinent et s’affairent dans la maison. Par exemple, 150 kg de riz et bien d’autres mets seront préparés durant les 2 jours.

Le lendemain matin, nous nous réveillons aux aurores pour assister au spectacle. Un convoi de barques quitte la maison familiale pour se retrouver au monastère où a lieu la cérémonie. Nous y retrouvons une dizaine d’autres futurs moines. Une fois le protocole terminé, les jeunes novices sont portés par leur famille qui danse et joue de la musique sur le chemin jusqu’aux barques. Toutes les familles convergent vers la maison de San San en une longue procession de barques jouant de la musique, dansant (sur les bateaux !) et distribuant des offrandes aux villageois.

Malheureusement, nous ne pouvons pas assister à la fin de cette fête car il est temps de commencer notre randonnée. Après les avoir remerciés, nous quittons donc la gentille famille de San San, heureux d’avoir pu vivre un moment privilégié avec eux.

Durant cette journée, nous faisons l’ascension d’une petite montagne afin d’accéder au plateau agricole. De là, nous avons une jolie vue sur le lac, les collines avoisinantes et les champs. Le midi, on s’arrête chez une famille du peuple PaO pour déjeuner. On découvre également comment ces derniers fabriquent de robustes paniers à partir de bambous. Le soir, nous dînons chez l’habitant puis demandons l’hospitalité chez les moines. C’est original de dormir au sein du monastère, au milieu des moines. San San nous a préparé une petite « chambre » en tendant des draps en guise de paravent et en plaçant des couvertures à même le sol.

Après un début de randonnée dans la brume, le soleil apparaît et les couleurs des paysages deviennent resplendissantes : le rouge de la terre contraste avec le bleu du ciel et les champs multicolores. Quel plaisir de marcher dans un tel décor, côtoyer des arbres centenaires et de rencontrer les paysans. Nous terminons ce petit trek par la visite d’une grotte remplie de Bouddhas et quelques stupas avant de regagner la ville de Kalaw.

Astuce : A Nyangshwe, vous trouverez énormément d’agences de trek. Afin de réaliser notre randonnée aux alentours du lac Inlé, nous avons opté pour l’agence True Friendship que nous vous recommandons sans hésiter. Notre guide San San a su nous organiser un programme sur mesure, très peu cher et rempli de bonnes surprises. Pour contacter cette agence qui porte bien son nom, vous pouvez envoyer un mail à l’adresse suivante.

Nous ne restons que peu de temps à Kalaw mais nous profitons tout de même du marché local et de la jolie pagode.

Taungyi

Cette étape n’était pas prévue initialement mais nous y allons tout de même suite aux conseils de notre guide San San. Il s’agit d’un festival des lumières qui dure une semaine dans le pays et qui est particulièrement spectaculaire à Taungyi. Sans trop savoir à quoi s’attendre, nous nous rendons dans cette ville où l’afflux de touristes (uniquement des birmans) est très important : la plupart des hôtels sont pleins ou hors de prix. Toutefois, le déplacement en vaut la peine puisque dès 18h, nous sommes immergés dans une foule de joyeux birmans qui convergent vers le site. Il s’agit d’une gigantesque fête foraine artisanale durant laquelle on fait décoller des ballons à air chaud. Particularité : les ballons sont soit illuminés par des lampions, soit ils portent de lourdes charges de feux d’artifices et les tire en direction de la foule. C’est du grand n’importe-quoi et les accidents qui se produisent chaque année ne semblent pas effrayer les badauds qui aident au décollage des ballons.

Nous profitons de l’excellente ambiance de la fête pour jouer aux attractions : chamboule-tout, fléchettes, photos déguisées, etc. En revanche, nous n’essaierons pas le bateau pirate, actionné par deux vieux moteurs de tracteur ni la grande roue qui elle tourne grâce à la force humaine ! Il y a même une grande scène de concert en plein air, des bars et boites de nuit installées juste pour l’occasion.

Pindaya

Après un court trajet en minibus, nous arrivons à Pindaya. Cette localité a gardé le charme des petites villes birmanes sans touristes. Installée au pied d’une montagne, elle vaut le détour par son ambiance et sa magnifique grotte aux 10 000 bouddhas. Après une longue ascension de marches, nous pénétrons dans les différentes chambres de la grotte (certaines sont tellement petites qu’il faut y entrer à quatre pattes). Partout, du sol au plafond, des bouddhas couverts de feuilles d’or nous observent. Ce lieu hautement sacré est très impressionnant et on se perd dans ce labyrinthe de statues.

Mandalay

Un bus de nuit nous conduit ensuite à Mandalay, 2nde ville de Birmanie. Nous profitons du gigantesque marché, des belles pagodes et assistons même à un somptueux lever du soleil depuis la colline qui domine toute la ville.

Nous visitons également une fabrique de feuille d’or. Coincées entre des feuilles de bambous et frappées pendant des heures à l’aide d’un lourd marteau pour que l’or s’affine au maximum, les feuilles servent notamment d’offrandes sur les statues de bouddhas dans les temples.

Une parfaite illustration de la dévotion des birmans pour le bouddhisme se trouve au temple de Mahamuni. En effet, depuis le 19ème siècle, le gigantesque bouddha de Mandalay fut progressivement recouvert de millions de feuilles d’or collées par les adorateurs au fil des décennies (seuls les hommes ont accès à ce privilège !) ; à tel point que les 3 tonnes d’or ajoutées rendent la statue difforme. Cette représentation de Bouddha est considérée comme vivante et la statue est lavée tous les matins par un moine.

Nous visitons également une fabrique de statues de marbre, une spécialité de la région. Les artistes-ouvriers, parfois très jeunes, manient leur disqueuse avec dextérité et forment des visages à partir des blocs de marbre brut. Les femmes quant à elles polissent et lavent les statues achevées.

Mandalay est entouré de cités anciennes qui valent la peine d’être visitées. Nous louons donc des scooters à la journée et partons les explorer. Nous traversons tout d’abord le pont d’U-Bein et ses 1 200 mètres de long (c’est le pont en teck le plus long du monde !). Sur l’autre rive, nous découvrons une célèbre université de moines bouddhistes ; la plupart des touristes viennent uniquement pour prendre une photo du repas quotidien car 1500 moines déjeunent en même temps ! Cependant, nous nous attardons après le repas et discutons avec 2 d’entre eux qui nous offrent d’ailleurs à manger dans le réfectoire de la famille et des invités. C’est un moment privilégié où l’on peut poser aux moines toutes les questions qui nous passent par la tête.

Nous explorons plus au nord la cité ancienne de Mingun. On y trouve la plus grosse cloche du monde, un très beau temple blanc dont les murs sont ondulés ainsi que les restes de ce qui devait être la plus grosse pagode au monde. Du haut des ruines, nous profitons d’un magnifique coucher de soleil sur la rivière en contre-bas.

Nous terminons notre visite de Mandalay par un spectacle de marionnettes birmanes. Cette tradition chargée d’histoire a toujours été un moyen pour la population de s’exprimer de manière déguisée. Aujourd’hui encore, les birmans ne sont pas totalement libre dans leurs propos et la pression du gouvernement et de l’armée est omniprésente.

Monywa

La suite de notre aventure nous mène à Monywa (à prononcer « Moyuwa »). Pour nous y rendre, nous décidons d’emprunter le train local. Pour quasiment 50 centimes d’euro, nous traversons durant 6 heures la campagne birmane profonde accompagnés des locaux. Le petit train de deux wagons tangue exagérément, à tel point qu’on a l’impression qu’il peut dérailler à tout instant. Mais cela n’a pas l’air d’inquiéter les locaux et nous profitons de ce bon moment. En bonus, un merveilleux coucher de soleil sur les rails !

Arrivés à destination, nous louons de nouveau des scooters afin de découvrir les sites alentours. Nous sommes d’abord séduits par le temple kitsch et coloré de Thanboddhay dont le toit est décoré de dizaines de petits stupas dorés et l’intérieur orné de 500 000 minuscules images de Bouddha.

Nous continuons ensuite notre road trip jusqu’à Bodhi Tataung où nous nous rendons compte de l’ »extrémisme » des birmans dans leur amour pour Bouddha. Tout d’abord, nous passons devant un champ où sont disposés 1000 statues de l’éveillé d’environ 1 mètre de hauteur. Chacun repose au pied d’un arbre banian (arbre de bouddha). Un peu plus loin, nous découvrons deux gigantesques statues de bouddha. La première, mesurant 90 mètres de long, le représente allongé. La seconde, quelque dizaines de mètres plus loin, mesure 170 mètres de hauteur (elle abrite un bâtiment de 25 étages !).

Le reste du temps, nous profitons également du centre-ville de Monywa, encore épargnée par le tourisme. En se promenant, nous sommes d’ailleurs gentiment conviés par une famille de birmans pour la fin de leur somptueux mariage. Que c’est beau !

Bagan

A peine 3 heures de bus plus tard, nous nous arrivons dans la ville la plus touristique mais certainement l’une des plus belles de Birmanie : Bagan. Connue pour ses forêts de pagodes atypiques, elle fait le bonheur des photographes en herbe. Une chance, nous arrivons le soir de la fête de la pleine lune (fin du festival des lumières). Pour l’occasion, la ville se transforme en fête foraine avec ses stands de nourriture, de spectacles et même son championnat de boxe. Nous nous mêlons à une foule de locaux pour assister à ces combats où des sportifs de tout âge s’affrontent. Aucune femme birmane n’est présente dans l’audience mais on remarque quelques enfants et même des moines bouddhistes.

Le lendemain matin, nous louons des scooters électriques (le gouvernement interdit les engins à essence aux visiteurs étrangers) à 4h45 heures de matin afin d’assister au lever du soleil dont tout le monde parle tant. Nous trouvons un joli petit point de vue depuis une pagode qui surplombe légèrement le paysage et apprécions le spectacle à couper le souffle. Les photos parlent d’elles-mêmes.

Astuce : A l’entrée de Bagan tout comme d’autres sites touristiques, le visiteur étranger doit s’acquitter d’un droit d’entrée (20 US$ pour Bagan) qui part directement dans les poches du gouvernement et ne sert en aucun cas à la population ou à l’entretien du site. Si vous avez la possibilité d’esquiver ces péages, ne vous en privez pas !

Un peu plus tard, nous faisons une halte pour visiter une boutique tenue par une femme Padaung, plus connue sous le nom de femme girafe ainsi qu’une fabrique de laque et d’artisanat en bambou. Les artisans sont nombreux et talentueux dans la région : tissus, marionnettes, objets en laque, ombrelles en coton, etc.

Astuce : A moins de ne manger que dans les stands de rue, les restaurants sont chers à Bagan (car très touristiques). A l’écart des foules, sur la route entre New Bagan et Old Bagan et juste en face de la boutique de la femme girafe, se trouve « San Thi Dar ». Ce restaurant familial vaut le détour par sa cuisine savoureuse, saine et ses produits extra frais. On se refait une santé  ici, pour 1 ou 2 € le plat !

Le soir, nous profitons d’un très joli coucher de soleil aux couleurs orangées. La nuit venue, quelques temples sont illuminés à la bougie, ce qui donne un côté féérique aux visites nocturnes.

Le lendemain, c’est l’anniversaire d’Alix et nous sommes de nouveau en place en haut d’une pagode pour le lever du soleil. Alors que nous pensions être seuls pour admirer le spectacle, un car de touristes anglais débarque ! Il s’agit d’un club photo et ils recherchent eux aussi les coins les moins touristiques… Dommage ! Quelques minutes après ce sont des picks-ups et des vans qui viennent barrer les routes alentours, puis un drone débarque dans les airs, vrombit et tourne autour de la zone. Que se passe-t-il ?? Nous comprendrons quelques instants plus tard, quand des coureurs arrivent : il s’agit du marathon de Bagan qui a lieu ce matin ! On aimerait bien faire partie de la course mais on déchante vite quand on apprend le montant des droits d’inscription : $1000…

Astuce : Même sans événement particulier, il est de plus en plus dur de trouver une pagode à l’écart des touristes pour le lever ou le coucher du soleil. 2 bonnes raisons pour se lever tôt : à Bagan, il y a plus de monde pour le coucher du soleil que pour le lever. De plus, le lever du soleil est plus spectaculaire. Ne pas hésiter à se perdre parmi les pagodes pour trouver « la perle rare » !

La journée, nous explorons en scooter la zone la plus reculée de Bagan. Les pagodes, peu restaurées et au milieu de la végétation, sont reliées par une route de terre. Les touristes sont très peu nombreux et on se sent un peu comme des explorateurs.

Le soir, nous fêtons l’anniversaire d’Alix avec un pique-nique peu ordinaire : en haut d’une pagode, face aux temples, la rivière et la forêt, nous admirons le coucher du soleil tout en dégustant des spécialités birmanes. Juste parfait !

Pour notre dernier jour à Bagan, nous ne manquons encore pas le lever du soleil. Ils sont à chaque fois magiques, presque irréels. Partis pour une fois sans appareil photo, nous n’avons qu’à savourer pleinement le spectacle. La journée se termine agréablement par la visite de derniers temples et de la vue sur la rivière. On pourra dire qu’avec Bagan on finit en beauté.

« Doua domé»!     

Se traduit par « Au revoir» en birman (littéralement « nous partons »).

Durant ces trois semaines en Birmanie avec Benjamin et Marie, nous sommes allés de surprises en surprises. Nous avons adoré l’authenticité préservée des habitants et les paysages somptueux du pays. Une chose est sûre, cette destination est à visiter au plus tôt pour en profiter telle quelle.

Ce qu’elle a aimé : Partager un bout du voyage avec mon frère et sa copine, l’authenticité de ce pays et de ses habitants, les temples et pagodes qui rivalisent tous en grandeur, beauté, or et pierres précieuses.

Ce qu’il a aimé : Les levers de soleil magiques et uniques de Bagan, les rencontres et l’accueil chaleureux des birmans, les couleurs des paysages lors de notre trek à l’ouest du lac Inlé.

Eviter les mauvaises surprises : Etre conscient de la situation politique difficile du pays et de la répression militaire omniprésente sur les birmans.

Insolite : Inutile d’acheter de l’eau en bouteille en Birmanie ! Partout, dans les boutiques comme les hôtels ou à la sortie des temples et même dans la rue, des jarres d’eau bouillie ou des bidons d’eau purifiée sont en libres services. Cela reflète l’hospitalité et l’esprit de partage des birmans.

Un plat qui vaut le détour : Le curry (de viande, légumes ou poissons) est le plat classique birman. Pourtant, il n’a pas le goût auquel nous sommes habitués. Il s’agit d’une cuisson des ingrédients avec beaucoup d’huile, de gingembre, de coriandre, d’ail, d’oignons, de citron et de ngapi (sorte de pâte de crevettes).

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Birmanie

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Birmanie 19.763306, 96.078510

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De manière générale :

  • Aussi surprenant que cela puisse paraître, il ne faut pas hésiter à changer de l’argent à l’aéroport car lors de notre séjour, les taux étaient aussi avantageux que ceux pratiqués en ville.
  • Ne pas parler politique avec un birman à moins d’y avoir été invité. En effet, des espions surveillent de très près la population et donner son avis librement peut mettre en danger un habitant (risque d’emprisonnement, de torture…).
  • De la même façon, être conscient que la parole des touristes est prise très au sérieux : si un touriste se plaint d’un birman (chauffeur, guide, serveur, etc.), cela peut avoir des conséquences très graves pour ce dernier (perte de travail dans le meilleur des cas, emprisonnement, etc.).
  • Préférer acheter des choses dans les petites boutiques plutôt que dans les grands magasins qui risqueraient être sous le contrôle de l’armée.
  • Ne pas toucher la tête d’un enfant, c’est une insulte.
  • Les birmans qui ont connu l’époque de la colonie anglaise ont plus de chance de communiquer en anglais avec vous. Depuis, le gouvernement tire l’éducation vers le bas (comme moyen de contrôle du peuple). Ainsi, la nouvelle génération ne parle pas bien voire pas du tout anglais mais sera ravie d’essayer d’échanger quelques mots avec vous.
  • Les logements touristiques ne sont pas donnés et le rapport qualité/prix n’est vraiment pas bon. En théorie, le couchsurfing est interdit.
  • Mode d’emploi des pagodes en Birmanie : éviter les décolletés et les shorts, retirer ses chaussures et chaussettes à l’entrée, faire le tour du stupa dans le sens des aiguilles d’une montre ; enfin l’accès au cœur de certaines pagodes est interdit aux femmes.
  • On n’y pense pas forcément quand on vient en Birmanie mais les massages valent la peine. Nous vous recommandons d’essayer les shampoings dans les salons de coiffure, qui sont en réalité 30 minutes de massage et de lavage… Un bonheur abordable (2€) après une journée dans la poussière !

Des questions ? N’hésitez pas à nous contacter via notre formulaire de contact.

Un grand merci à : Marie et Benjamin pour nous avoir rejoints et avoir partagés leur bonne humeur, à San San et sa famille pour leur accueil et leur gentillesse, à Thomas pour nous avoir fait confiance et suivi dans notre périple, à tous les birmans généreux que nous avons rencontrés